Annonce:
Il y aura maintenan , a la suite de certain article, des HAIKUS(japonais, car ca n'éxiste pas qu'au pays du soleil levant biensur).
mais d'abord quesque le HAIKU ?
Le haïku, terme créé par Shiki* (1867-1902), est une forme classique de la poésie japonaise dont la paternité est attribuée à Bashô** (1644-1694). Depuis plus de trois siècles, le haïku a fait son petit bonhomme de chemin au Japon, puis jusqu'à nous en Occident.
*Shiki Masaoka a débuté dans le monde du haïku en critiquant Basho Matsuo. Il a critiqué de ses haïkus bien connus dans son essai Basho Zatsudan (Variétés sur Basho, 1893). Il n'a pas nié tous les travaux de Basho, mais il a reproché à ses haïkus de manquer de pureté poétique, d'avoir des éléments explicatifs et prosaïques.
D'un autre côté, Shiki a loué Buson Yosa qui était encore méconnu. Il a dit que ses haïkus étaient techniquement raffinés et qu'ils transmettaient efficacement des impressions nettes aux lecteurs.
Après avoir découvert la philosophie occidentale, Shiki, convaincu que des descriptions laconiques de choses et de faits étaient efficaces pour l'expression littéraire et picturale, il a insisté sur l'importance du "shasei" (description d'après nature). Cette idée l'a amené à la description visuelle et à un style simple.
L'innovation de Shiki a eu un grand retentissement dans tout le Japon, et a réanimé le monde du haïku qui languissait.
**Basho Matsuo est connu comme le premier grand poète de l'histoire du haïkaï (et du haïku).
Dans sa jeunesse, il a écrit des poèmes à la mode: hokkus de plaisanterie adoptant beaucoup de jeux de mots. Vers 1680, il a commencé à attacher de l'importance à la philosophie dans le haïkaï (surtout dans le hokku). Il a subi une grande influence de Tchouang-tseu, philosophe chinois du 4e siècle av. J.-C., et il a cité des textes du Livre du maître Tchouang.
Tchouang attachait peu de valeur à l'intelligence et a nié l'artifice et l'utilitarisme; il a soutenu que la valeur véritable existait dans des choses apparemment inutiles et qu'on vivrait bien si ça n'allait pas à l'encontre de la nature.